Culture
- Publié le 17 octobre 2018

40 ans de musiques actuelles à Lyon

En 1978, la scène new wave et post punk est en pleine effervescence à Lyon. Des groupes comme Starshooter (formé en 1975 au lycée St Exupéry de Lyon), Marie et les garçons (formé également en 1975 au lycée St Exupéry de Lyon), Ganafoul (formé en 1974 entre Lyon et Givors), Electric Callas (groupe punk formé en 1976 à Lyon) animent chaque soir les nuits lyonnaises.

Contenu

10 ans après mai 68, les musiques amplifiées, le rock et le punk, sont loin d’être institutionnalisées. Elles sont le fait de la jeunesse – rebelle - et les lieux qui accueillent des concerts sont rares. Ils font l’objet de fermetures administratives, comme le Rock’n’Roll Mops, situé rue Edison (quartier Guillotière).

Ce lieu mythique pour la scène rock lyonnaise anime entre avril et juillet 1978 les soirées lyonnaises. Il s’y produit chaque soir des groupes lyonnais et quelques têtes d’affiche comme Téléphone, Jacques Higelin, ou l’Anglais Peter Hammil.

A l’occasion des 40 ans du concert événement de Fourvière qui marque un tournant pour les musiques actuelles à Lyon, une série d'événements est proposée entre l'automne 2018 et la mi-2019.

La programmation (en cours...) :

- Octobre 2018 -
Expo : Les Nouveaux Sauvages aux Halles du Faubourg, du 5 octobre au 11 novembre
Salon : Salon International du Disque de Lyon à l'Espace Tête d'Or, le dimanche 21 octobre à partir de 10h
Expo : "Foules sentimentales" sur les grilles du Marché Gare, à partir du 22 octobre

- Novembre 2018 -
Concert : They Call Me Rico and The Escape au Périscope, le mercredi 14 novembre à 20h30
Expo : Cara Mia graphiste, illustratrice et photographe au Kraspek Myzik, à partir du 14 novembre
Festival : 20 ans du Festival Riddim Collision du 22 au 24 novembre

Retrouvez toutes les informations sur cette page au fur et à mesure des avancées de la programmation...

Quelques repères "historiques" :

  • 29 juillet 1978 : la fermeture administrative du Mops provoque la mobilisation générale. Un grand concert de soutien intitulé « New Wave French Connection » a lieu au Théâtre antique de Fourvière, avec les groupes : Téléphone, Bijou, Starshooter, Little Bob Story, Ganafoul, Marie et les garçons, Dave Edmunds – Nick Law, Cimaron et Burdon. A partir de cette date, les autorités se mettent à rechercher des lieux pour permettre l’organisation de concerts de musiques actuelles amplifiées. 
  • 1982 : les concerts sont répartis entre le Palais d’Hiver, le West Side Club et le Sous Espace Culturel de la Croix Rousse.
  • Juillet 1985 : le Palais d’Hiver et le West Side Club sont fermés. Les concerts rock se déplacent alors à l’ENTPE de Vaulx-en-Velin, à la salle Molière et à la Bourse du Travail.
  • 1986 : le Truc(k) ouvre à Vénissieux mettant à disposition une salle de concert, un club, une radio et des locaux de répétition.
  • 1989 : le Transbordeur ouvre à Villeurbanne, financé par la Ville de Lyon.
  • Dans les années 1990 : d’autres lieux de concerts seront fermés, des salles comme le Sous Espace Culturel, le Frigo, le Glob, Midi Pile, l’Exit… ou des cafés concerts comme le Grand Jardin, l’Endroit de l’Envers, le Vaisseau Public, Bec et Plume, le Boxxon, les Loufiats…
  • 1996 : Technopol, association pour la défense et la reconnaissance de la culture des arts et musiques issus des mouvements house et techno, se crée à Lyon suite aux nombreuses interdictions préfectorales d’organiser des soirées techno. C’est dans ce contexte que naissent le label Jarring Effects (1998) et l’association Arty Farty (1999).
  • Juin 1999 - mai 2000 : la halle Tony Garnier est rénovée aux frais de la Ville. Elle peut depuis accueillir des concerts de 17 000 places. Il s’agit de la deuxième salle de concert en France.

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►Animation : "Pour l'amour du disque" chez le disquaire Dangerhouse, le samedi 6 octobre

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